Changement d’ambiance à Popayán

Nous quittons la Guajira en direction du Sud avec de longues heures de transport en perspective. Nous avons finalement décidé de ne pas faire un détour par San Agustin, trop loin compte tenu de notre itinéraire et probablement de moindre facture comparé aux sites préhispaniques que nous avions eu l’occasion de découvrir lors de notre précédent voyage au Pérou et en Bolivie. Notre dernière escale Colombienne sera donc la ville de Popayán, idéalement située sur le chemin de la panaméricaine et qui marque pour nous la fin de notre « aventure Caribéenne » et le début d’un long voyage le long des Andes.

POPAYÁN

Nous sommes accueillis à Popayán par le festival gastronomique de la région qui, semble-t-il, est assez réputé au travers du pays. Pour les locaux et pour nous, c’est l’événement du week-end ! La place centrale est entourée de grandes tentes pour l’occasion. Chacune d’entre elle renfermant divers stands répartis selon une logique qui nous échappera. L’ambiance est très conviviale, il y a beaucoup de familles et nous sommes presque les seuls touristes.  Les locaux s’affairent devant des concerts de Cumbia, des concours de cuisine (graver la figure de Jésus dans la chair d’une pastèque …) , des ‘shows’ filmés façon MasterChef et diverses dégustations (dont du vin français !). C’est avec plaisir que nous dégustons les spécialités locales dont notamment des empanadas de pipian, des arepas de choclo, du lechona (plat à base de porc) et des jus de fruits inconnus en France (guanabana, lulo, etc.). Bref, on aime 🙂 .

Non contents de nous offrir ses spécialités culinaires, Popayán dispose d’un joli centre historique avec sa cathédrale et ses quelques églises mais est surtout connue pour ses maisons coloniales aux facades blanches, (auxquelles elle doit son surnom de Ciudad Blanca) et qui lui confèrent un certain charme, disons « bourgeois ».

PURACÉ EN VTT

Une fois repus et reposés, nous décidons de consacrer quelques jours à la découverte du parc national de Puracé, dont le volcan, actif, surplombe la vallée de Popayán. Nous partons donc pour une excursion à 30km de la ville où se situent les thermes ‘Aguas Hirviendos’ tenus par des indigènes de la réserve Coconuco. Nous nous y faisons déposer en camionnette avec des VTTs et y resterons une petite heure avant de repartir. Nous sommes dimanche et les thermes sont remplis. Clément en profite pour travailler son espagnol et finit même par presque se faire un ami. Il est vrai que dans une eau à 60°, la barrière de la langue disparaît bien vite devant la douleur ! Il n’y a pas de cadenas pour nos VTTs mais un « indigène » de la réserve a été chargé de l’importantissime tâche de veiller sur eux 🙂 !

Le retour en deux roues est super sympa ! Nous sommes contents de faire un peu de sport, de nous arrêter pour admirer les paysages (même si pour le coup ils ne sont guère dépaysants) et de faire quelques pauses en chemin pour déguster d’appétissantes ‘Fresas con crema’ dans une ferme locale. Les 30km se font « facilement », principalement des descentes en lacets à l’exception de deux grandes montées (mieux vaut avoir un vélo avec de bonnes vitesses !). À l’approche de Popayán, nous faisons un stop à l’église de Belém pour y apprécier un beau point de vue sur la ville et ses monuments et ne résistons pas à l’envie de tester à nouveau un « Chocolate y quesos », bien mérité après quelques heures d’effort !

PÁRAMO ET PARAPLUIE

Nous consacrons une autre journée au parc national de Puracé. Cette fois en s’y enfonçant plus haut et plus loin, avec pour espoir d’y découvrir des vues sur le volcan (4670 mètres quand même) et de randonner dans la végétation très particulière de la région : le Páramo colombien. Cette lande d’altitude composée de lichens et de mousse épaisse est notamment caractérisée par la présence d' »arbres » assez particuliers, sortes de cactus des montagnes. Notre culture botanique étant limitée, on vous invite à regarder les quelques photos. « Quelques » seulement car la randonnée fut en partie gâchée par une pluie constante, brisant tout espoir d’apercevoir le volcan et limitant notre visibilité a une dizaine de mètres. Nous avions opté pour un terrain relativement plat, s’étirant depuis les thermes naturels de San Juan (sans nous y baigner) jusqu’à un point d’observation des condors royaux, soit 15km de marche dont une grande partie au cœur du Páramo.

Si Clément fut très enthousiaste, à chaque « éclaircie », de découvrir cet « écosystème » inconnu pour lui, et si l’on reconnaît que la brume mêlée à la pluie donna parfois au paysage des teintes mystiques, il faut bien avouer que la majorité du parcours fut effectuée en silence, tête baissée, recroquevillés dans nos ponchos, à frissonner à chaque coup de vent. En point d’orgue du trajet, le « piquenique » et l’attente d’un hypothétique bus, lovés dans un minuscule renfoncement de route à flanc de colline 😉  ! Mais ce n’est que partie remise et on compte bien sur l’Equateur pour nous offrir de meilleures conditions pour arpenter ce fameux Páramo !

PS : Les condors royaux n’étant, eux, pas idiots, ils ont certainement dû rester chez eux ce jour là. Nous n’apercevrons rien de plus gros qu’un pigeon !

SANCTUARIO DE  LAS LAJAS

Avant de rejoindre l’Équateur, nous effectuerons un petit détour par le sanctuaire de Las Lajas, construit en plein canyon, à quelques kilomètres de la frontière. Le site date de 1913 et est connu dans toute la Colombie pour ses miracles (et probablement aussi dans toute l’Amérique du Sud). À la manière de Lourdes, il s’agit d’un des plus important vecteur de pèlerinage chrétien. Pour nous, cela marque la fin de notre périple en Colombie et notre arrivée en Équateur  ! Amen !

MORNING LIFE

Le service de bus étant quelque peu erratique dans la région de Popayán et les départs concentrés tôt le matin, on s’est surpris à programmer nos alarmes à des heures improbables, commençant par 5 voire même 4 ! En contrepartie on se couchait donc rarement après 9h30 :-). À ce rythme, on aura bientôt plus de décalage horaire avec la France !


QUELQUES INFOS PRATIQUES

  • Hébergement : L’hôtel « Hostel Trail Guesthouse » dispose de chambres doubles avec salle de bain partagée pour 14€/nuit, c’est propre, bien agencé et surtout l’hôtel donne plein d’infos sur Popayán et ses environs.
  • Restaurant : Près de la place centrale, Olafo propose des patacons (galettes de bananes plantain) accompagnés de sauces et viandes pour un bon rapport qualité prix. Compter 4,5€ pour deux avec boissons. Le dimanche soir, le restaurant affiche complet. Le restaurant ‘La Cosecha‘ propose des plats à base de viande très copieux. Idéal après une journée de marche. Le plat d’Anne-Charlotte (« Bandeja Paisa« ) étant  par exemple composé d’une entrecôte (trop grillée), une saucisse, des ribs, deux oeufs au plat, 200g de riz, des haricots rouge, un patacon et un demi-avocat.
  • De Colombie en Équateur : Nous sommes partis de Popayán à 5h30 du matin avec un bus de la compagnie TransIpiales et sommes arrivés à Otavalo vers 21h. Le trajet est quelque peu complexe, aussi une photo vaut milles mots.
Trajet Popayán - Equateur
Trajet Popayán – Equateur

Anne-Cha & Clément

5 réflexions sur “Changement d’ambiance à Popayán

  1. Coucou,
    Je me souviens être allée à Popayan juste après le terrible tremblement de terre… tous les habitants étaient complètement traumatisés.. mais il y a maintenant bien longtemps. Les colombiens sont des gens charmants et j’ai adoré ce pays, il y a plus de 30 ans de cela maintenant.
    Je me rappelle de « yahourts » succulents que l’on ne trouvait pas au Vénézuela. C’était « top » pour une personne en manque de laitage… mais il y avait aussi ces gros gateaux crémeux de toutes les couleurs… je n’ai jamais osé tester.
    Bravo pour ce blog de professionnels, digne des plus grandes agences touristiques!
    Bonnes aventures! – Rose-Hélène

    J'aime

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