Quito et ses environs

Quito constituant le nœud central des transports équatoriens, nous avons été amenés à y transiter, et parfois à y rester, plusieurs fois au cours de notre mois passé à traverser le pays. En tout, c’est 6 jours et 5 nuits que nous aurons passé dans la capitale, sans être complétèment emballés mais sans déplaisir non plus.
Voici une petite synthèse, fragmentée, de nos activités quiteniennes.

VIEILLE MAIS BIEN CONSERVÉE
S’il ne fallait retenir qu’une seule chose de Quito, ce serait bien cela. Petit mais étonnamment bien conservé, le quartier colonial de Quito s’étire au sud de la ville, coincé entre les flancs du volcan Pichincha à l’ouest et par la colline du Panecillo au sud. Cette dernière est flanquée d’une gigantesque statue de la vierge en aluminium, visible de presque partout dans la ville, et qui fait office de Corcovado local. La ville coloniale en elle même est relativement agréable, bien qu’un peu embouteillée. Nous l’arpenterons à plusieurs reprises et finirons même par succomber à l’appel du « free walking tour » (pas mal au final).

Cependant, le vrai faste du Quito colonial se situe dans ses nombreuses églises. La calle de la 7 cruces en dénombre pas moins de …7 !, aux extérieurs relativement sobres, mais aux intérieurs tous plus clinquants les uns que les autres. La cathédrale que nous avons visité à l’occasion d’une messe « son et lumières » est jolie dans son genre mais la palme revient sans aucun doute à la Iglesia de la Compania, quasi-intégralement recouverte de feuilles d’or ! À la frontière nord du quartier se dresse la majestueuse Basilica, dont les gargouilles représentent des animaux typiques de l’Equateur. Il est également possible d’y monter pour bénéficier d’une vue sur la ville mais la météo n’était guère propice lorsque nous l’avons visité. Nous avons également profité de notre passage pour visiter le palais présidentiel et, grande joie, nous sommes vus offrir une photo de nous deux « avec les compliments d’el Présidente Rafael Correa ».

QUITO GRINGO
Au nord du quartier colonial débute une zone appelée  » modern Quito » et qui comprend le quartier Gringo de La Mariscal (bars américains, agences de voyage et hostels), le financial district et une vaste zone de centres commerciaux. Nous y passerons quelques heures, le temps d’une coupe de cheveux, de quelques achats (ponchos, pharmacie, etc.) et d’un macdo qui après un régime continu au poulet-riz a pris, pour nous, la forme d’un repas 3 étoiles.

RUCU PICHINCHA
La ville de Quito s’étire sur les flancs d’une chaîne volcanique composée de 2 volcans dont un seul est actif. Depuis l’ouest de la ville, un téléférique (de fabrication française) permet de gagner les flancs du volcan à 4000 mètres d’altitude. De là, nous béneficions de vues spectaculaires sur la ville mais malheureusement pas sur le volcan Cotopaxi, toujours entouré de nuages. Un sentier facile nous emmène en 2h au pied du pic en lui même et là les choses se compliquent. La direction à prendre parait moins évidente et plusieurs petits passages nécessitent un brin d’escalade. Après 1h de galère dans les rochers, nous jetterons l’éponge à 20m du sommet (4700m tout de même), le dernier éperon rocheux a gravir nous semblant au delà de nos capacités (NB: en redescendant, nous réaliserons que nous n’étions pas sur le bon chemin et qu’un passage, nécessitant beaucoup moins d’escalade était possible.. Dommage pour nous !). Nous profiterons tout de même d’une belle vue sur la caldera du volcan voisin, le Guagua Pinchicha.

GRISE MINE A MINDO
« Bloqués » à Quito dans l’attente d’un vol pour le Chili, nous avions l’impression d’avoir un peu fait le tour de ce que la ville pouvait nous offrir. Nous décidons alors de partir pour 24h vers la petite ville voisine de Mindo, à 2h30 de route et 1600m plus bas. Mindo a acquis une solide réputation à l’international en tant que paradis des ornithologues. À l’échelle locale, il s’agit d’une des destinations privilégiées par les Quitenos pour leurs week-ends. Clément étant un peu malade (rhume attrapé dans le bus retour de l’Amazonie), nous n’en profiterons pas au maximum, d’autant plus que toutes les activités y sont monétisées. Nous nous rendrons tout de même à une cascade où une balançoire rappellera à Anne-Charlotte les heureux souvenirs de son enfance et tenterons sans grand succès d’observer les oiseaux durant les 3h de marche retour vers la ville.


QUELQUES INFOS PRATIQUES 

  • Hébergement : nous avions décidé d’éviter le quartier de La Mariscal. Nous essayerons 2 auberges et nous établirons au final à l’Auberge Inn (19€ par nuit avec salle de bain partagée). Le staff est très sympa, les chambres nickels et il est possible d’y cuisiner.
  • Restaurants : hormis le macdo nous n’avons pas été coincaincus par la scène culinaire de la capitale, sans doute au dessus de nos moyens. Nous avons donc principalement cuisiné le soir et acheté des empanadas ou des sandwiches au porc le midi.
  • Quito Colonial : le free walking tour part du Community Hostel, dans le quartier San Blas, à 10h30. Il permet de visiter en 3h les principales attractions gratuites du quartier. Parmi les payantes, seule l’Iglesia de la Compania a retenu notre attention (3€). Visiblement le couvent San Francisco (fermé lors de notre passage) et la vue depuis La Basilica valent aussi le coup.
  • Modern Quito : toutes les boutiques « occidentales » sont présentémes dans le centre commercial Quicentro au nord de la ville. Pas tres loin de là on peut trouver des chaînes de fast food comme Macdonald ou Burger King.
  • Transports : il est inavisé d’emprunter les transports en commun équipé d’une grosse valise ou d’un gros sac. Privilégier dans ce cas le taxi (avec taximètre). Une fois débarrassé des gros sacs, les transports en commun sont efficaces et économiques. Il suffit d’être très vigilant vis à vis de ses affaires et, comme les locaux, de porter son sac, bras croisés sur sa poitrine.
  • Volcan Pinchicha : le téléférique est situé a l’ouest de la station Seminario Mayor (prendre un taxi de la bas). L’aller/retour coûte 7,5€ par personne. Une fois en haut, un chemin mene au sommet en environ 3h30. La fin peut être difficile et il est recommandé 1) d’être acclimaté à l’altitude au préalable (arrivée au dessus de 4700m), 2) de partir tôt le matin (le téléférique ouvre à 8h) et uniquement si le sommet du volcan est visible depuis Quito. Autrement la randonnée peut devenir difficile du fait d’une météo capricieuse.
  • Mindo : les bus pour Mindo partent de la Station El Ofelia, terminus nord des MetroBus. Compter 2h30 de trajet. Nous avons séjourné à l’hôtel El Jardin de los Parajos (28€, petit déjeuner inclus) mais il y’a des options meilleur marché. La route des Cascades est desservie en bus (1€) le week-end et uniquement en taxi (6€) en semaine. Il est plus judicieux de faire l’aller en transport puis de revenir à pied puisque la route redescend vers Mindo. Tout au long de la route, des activités sont disponibles (piscines naturelles, terravita, jardin d’orchidées, colibris, accro branches, etc.) , toutes payantes cependant.

Anne-Cha & Clément

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s