Les chutes d’Iguazu, entre le Brésil et l’Argentine

Les chutes d’Iguazu marquent pour nous la fin de notre voyage en Argentine et notre retour au pays de la Samba ! Nous nous attendions à de fortes chaleurs et à beaucoup d’humidité, mais c’est sous un ciel ombragé (avec un peu de pluie parfois) que nous visitons les chutes, à la frontière entre les deux pays, chacun disposant de son propre accès au site.

CHUTES

Côté Brésilien,
le parc national offre une vue « panoramique » sur les chutes, nouvellement nommées parmi les 7new wonders. Les « chutes » désignent en réalité un ensemble de 275 cascades situées à l’emplacement où les eaux du Rio Parana rencontrent une « falaise » de près de 100m. Une petite marche d’une heure trente permet d’en apprécier l’étendue et de se rapprocher au plus près de l’endroit où l’eau tombe de 90m, la Garganta Del Diablo. Autant vous dire qu’on y voit ni y entend rien et qu’on en ressort trempés ! Surprise, l’eau est marron … cela arrive régulièrement après de fortes pluies, causant l’érosion du sol. Cela nous a cependant mis en appétit pour la suite !

Le côté Argentin,
offre une vue complémentaire et plus approfondie des chutes, avec de nombreux postes d’observation au plus près des cascades. Si les premiers « sentiers découverte » ne nous ont pas complètement emballés (nous ne sommes pas très fans des « chutes d’eau », contrairement aux touristes locaux 😉 ), l’arrivée au dessus de la Garganta Del Diablo nous scotchera et nous aidera à réaliser pourquoi ces chutes font, pour beaucoup, partie des immanquables de l’Amérique du Sud.

Des deux côtés, de grands efforts ont été faits pour rendre le site très accessible. Tout est donc très aménagé avec des tours en bateau (nous n’avons pas testé), en hélicoptère (non plus !) et des plateformes métalliques gagnant sur les chutes et offrant des points de vue souvent vertigineux (des sentiers standards sont également accessibles comme le  » sendero de mocaco », impraticable quand nous y étions, ou « l’Isla San Martin » fermée). Cependant, la Nature n’a pas encore dit son dernier mot sur ces terres et quelques scènes nous rappellerons que la loi de la jungle prédomine toujours en ces lieux ! Nous verrons ainsi un grand boa noir bloquer la marche de notre petit train pendant 10 minutes, des coatis attaquer un touriste qui déjeunait dans un déchaînement de violence, un autre serpent, des iguanes, des singes, des toucans, etc.

Disposant d’un « jour à tuer » avant notre bus de nuit, nous le consacrerons à nos hobbys respectifs : la centrale hydroélectrique d’Itaipu pour Anne-Charlotte et le parc aux oiseaux pour Clément 😉 .

BARRAGE ITAIPU (OU LA PIERRE QUI CHANTE)

La centrale hydroélectrique d’Itaipu, située sur le rio Parana, appartient à 50% au Paraguay et à 50% au Brésil depuis 1973, date de lancement du traité binational (1ère mise en production en 1984). La centrale produit 14 000 MW par an et alimente 80% de l’électricité du Paraguay et 15% du Brésil. Notre guide brésilien et accessoirement employé de la centrale nous dresse un portrait assez idyllique de cette entreprise binationale où tout est partagé à 50% entre les deux pays : le travail, la production,… Nous nous interrogeons cependant sur l’envers du décor  😉 !
En parallèle du business déjà lucratif de l’électricité, un autre business, touristique, a été mis en place tout autour du barrage, avec des visites panoramiques, des circuits spéciaux, des ballades en bateau sur le lac artificiel et des tests de voiture électrique. Nous ne découvrirons le site que de l’extérieur mais cela donne déjà une bonne idée de l’ampleur de l’ouvrage, véritable « merveille du monde industriel », d’après l’American Engineering Society (tout comme le canal de Panamá). Bref énorme !

PARQUE DAS AVES 

Après avoir vu des perroquets et des toucans en amazonie, puis au jardin botanique de Rio de Janeiro, nous en redemandions ! Nous avons tout de même un peu hésité avant de nous rendre au parc das Aves, mais les  retours (guides, internet, …,) étant très positifs, nous avons rapidement mis de côté le débat de la captivité de ces bestioles.

Le parc abrite plus de 1000 oiseaux de 150 espèces dans des volières reconstituant leur habitat naturel. Au delà de son simple caractère de zoo, le parc oeuvre à la réintroduction de certaines espèces, à leur reproduction (43% des oiseaux présents dans le parc y sont nés) et lutte activement contre le braconnage, beaucoup d’oiseaux présentés ayant été secourus. Nous nous promenons de volières en volières, les yeux grands ouverts et épatés de pouvoir s’approcher aussi près des toucans, perroquets (dont celui du dessin animé Rio), casoars (la mascotte du dessin animé « La Haut ! »), et du plus grand rapace du monde, l’aigle harpie.


QUELQUES INFOS PRATIQUES

  • Chutes d’Iguazu, Foz de Iguazu (Brésil) :
    Pour aller aux chutes, prendre le bus 120 depuis le terminal urbana, un billet coûte environ 0,85€/personne. Compter 30 minutes de trajet. Ce bus s’arrête aussi au parc Aves. L’entree aux chutes coûte 14€/personne.
  • Chutes d’Iguazu, Puerto Iguazu (Argentine) : Depuis Foz de Iguazu, prendre le bus international (~1€) juste à côté du terminal urbana ; s’arrêter côté Argentin pour les formalités puis prendre un second bus (Rio Uruguay) jusqu’aux chutes. En général, le chauffeur vous fait signe pour changer de bus. Si vous êtes 4, le taxi (20€/voiture) vous coûtera autant que le bus (5€/personne). L’entrée au parc coûte 26€/personne, attention les cartes de crédit ne sont pas acceptées !
  • Hébergement Foz de Iguazu : nous avons dormi à la poussada El Shaddai pour 22€/nuit en chambre double avec sdb privée et petit déjeuner. Cuisine et piscine à disposition !
  • Restaurants Foz de Iguazu : Pizza Peroni (à emporter, bien pour dépanner) et Gaucho (buffet et barbecue à volonté pour 10€/personne) près du terminal urbana sont de bonnes adresses ! La boulangerie Miss Laura propose de très bon brownies.
  • Parc Aves : prendre le bus 120 depuis le terminal urbana (le même que celui des chutes). L’entrée coûte 8,5€/personne.
  • Barrage d’Itaipu : Pour s’y rendre prendre la ligne 101 ou 102 depuis le terminal urbana. Il y a deux types de visite de la centrale hydroélectrique, celle dite panoramique (2h pour 6,5€) et le circuit spécial (3h30 pour 18€). Notre portugais étant inexistant, on a opté pour la visite simple !

Anne-Cha & Clément

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